Américain

Bird Box de Josh Malerman : n'ouvrez pas les yeux !

09:00

Bonjour à tous j'espère que vous allez bien et que vous avez passé de bonnes fêtes de Noël, je vous retrouve sur le blog après un petit temps d'absence. Après ma colère face à Phobos 2 il est temps que je revienne avec une lecture que j'ai beaucoup plus appréciée !
Il y a un an à peu près un livre avait fait beaucoup de bruit lors de sa sortie : Bird Box. J'en entendais beaucoup parler sur youtube et sur les blogs durant quelques semaines puis plus rien du jour au lendemain. Aussi mon intérêt pour ce livre était retombé petit à petit jusqu'à ce que je découvre qu'il était sorti au format poche tout récemment. Quand je peux découvrir une histoire uqi a fait beaucoup de bruit à moindre coût, je n'hésite pas, je fonce ! 


De quoi ça parle ?

Malorie élève seuls ses deux enfants. Depuis plus de quatre ans maintenant elle vit recluse dans une maison calfeutrée. Les fenêtres sont couvertes par des couvertures et personnes ne sort dehors sans avoir au préalable couvert ses yeux d'un bandeau. Le monde extérieur est devenu dangereux, des créateurs rodent et le moindre contact visuel pour la vvictime das une rage meurtrière et suicidaire. Mais sa situation dans la maison ne peut plus durer et Malorie doit sortir à l'extérieur et tenter de trouver un meilleur endroit pour ses enfants. 



Si il y a bien un style que je n'ai pas l'habitude de lire c'est l'horreur. Or, ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains, ni à lire seul dans son appartement la nuit. C'est un tout nouveau genre que j'ai expérimenté et que j'ai beaucoup apprécié.

On a une double histoire : celle de la fuite de Malorie et de ses enfants et l'histoire de Malorie avant son accouchement. Comment a-t-elle vécu sa grossesse ? Etait-elle seule ? Et pourquoi n'y a-t-il personne avec elle à part ses enfants ? 

Ce livre présente une ambiance très pesante et angoissante, à plusieurs reprises j'ai eu l'estomac noué de peur car je m'imaginais vraiment dans l'intrigue. Une ambiance qui m'a beaucoup rappelé le film "La Route" avec Viggo Mortensen (oui je n'ai pas lu le livre). L'immersion est plutôt bonne même si j'avais par moment du mal à me représenter ce que pouvaient ressenir ses personnages qui évoluaient "à l'aveugle. Plusieurs fois j'ai été tenté de fermer les yeux, mais comme continuer la lecture avec des yeux fermés ? Peut-être que ce livre est-il le parfait moyen de débuter avec le livre audio ? En tout cas j'ai appris que ce livre allait bientôt être adapté et j'ai hâte de voir ce que ça peut rendre !


En bref :

Une lecture angoissante qui m'a tenu en haleine, un genre nouveau que j'ai eu plaisir à découvrir !

Auteur Masculin

Phobos 2 de Victor Dixen

18:17

Cet été au moins d'août je vous avais partagé un coup de coeur pour le premier tome de Phobos (ici), malgré quelques défauts d'écriture, j'avais bien accroché jusqu'au cliffanger qui me faisait attendre impatiemment la sortie du deuxième tome. Aussitôt publié, aussitôt acheté ! Est-ce que la suite a su réparer les petits travers du premier ? 


Comme d'habitude lorsqu'il s'agit d'un article concernant un deuxième tome, il y aura des éléments déterminants en ce qui concerne le premier. Si vous ne l'avez pas encore lu vous risquez de vous faire spoiler !


De quoi ça parle ?

Léonor et les onzes autres prétendants de la mission Cupido ont découvert la trahison de Serena McBee et le danger de mort qui les attend une fois sur Mars. Ils décident toutefois de descendre sur la planète rouge et de jouer le jeu des caméra tout en tentant de découvrir les failles de leur nouvel habitat. Les histoires d'amour naissent et les masques tombent pour Léonor qui doit apprendre à aimer celui qu'elle a choisit tout en cherchant le moyen de garder tout le monde en vie. 



Comment j'ai pu autant aimé le premier tome pour ensuite autant détester celui-ci ? C'est réellement la première pensée que j'ai eu une fois ma lecture terminée et je vais maintenant essayer d'organiser au mieux ma pensée. 


La cohérence : 

Quand j'avais lu le premier tome de Phobos, j'avais alors dit dans ma chronique qu'il ne fallait pas trop s'attarder sur les détails techniques et scientifiques, au risque de s'arracher les cheveux. Depuis cette première lecture il y a eu "Seul sur Mars" de Andy Weir. Un livre qui a méticuleusement décrit les conditions de vie sur Mars et toutes les contraintes matérielles que vit son personnage. Difficile de se sortir toutes ces considérations matérielles quand on aborde Phobos 2. Et Phobos 2, c'est la foire à noeudnoeud en ce qui concerne les détails techniques. 
Exemple stupide 1 : le programme Genesis refuse à Mozart la possibilité d'apporter une guitare sous prétexte que chaque kilogramme embarqué coûte des millions et pourtant les prétendants on a disposition plusieurs litres de champagne... Du champagne dans l'espace, sérieusement ?
Exemple stupide 2 : les prétendantes filles ont des tonnes et des tonnes de tenues sublimes pour les mettre en valeur, et à côté de ça, la trousse de médecine de Léonor semble contenir trois pansements et un antiseptique... 
Bref, si j'avais réussi à faire abstraction de ces détails dans le premiers tomes, ils m'ont sauté aux yeux durant cette lecture et m'ont plusieurs fois fait pousser de longs soupirs d'exaspération. 


Les points de vue et les personnages : 

Toujours lors de ma première lecture j'avais déploré le déséquilibre entre les chapitres terriens et les chapitres martiens. Ce qui se passe sur Terre n'est pas toujours très intéressant. Honnêtement qui s'intéresse aux chapitres concernant l'employée d'une station service perdu en plein désert et qui passe son temps devant sa télé ? Pour couronner le tout, ce tome 2 présente une nouvelle petite fantaisie : de véritable coupures pub qui durent pendant deux pages et que je n'ai même pas pris la peine de lire tant ça n'apportait rien au récit. 
J'avais souhaité un meilleur développement des personnages masculins pour ce deuxième tome, pourquoi pas même des chapitres écrits de leur points de vue. Mais là encore, que nenni. Certains garçons sont totalement effacés et d'autres au contraire sont développés de manière grotesque, sans aucune subtilité et sans raison suffisante pour justifier certaines paroles ou certains actes. 


Serena McBee, un cas d'école : 

Froide, calculatrice, manipulatrice, intelligente et ambitieuse, Serena McBee rassemble toutes les qualités pour faire un parfait méchant de film ou de série. Elle rempli d'ailleurs très bien ce rôle dans le livre ou chacune de ses apparitions auprès des pionniers martiens laissent son petit effet. Pourtant la magie n'a pas opérée auprès de mois. Serena semble sans faille, ses scènes de dialogue sont ridiculement absurdes. Rien ne semble arrêter Serena dans sa quête de pouvoir et d'argent, pourtant je la trouve de moins en moins convaincante.
C'est un personnage digne d'une mauvaise série B. Et si je suis en train de faire un effort pour écrire de manière cohérente c'est parce que si je me laissais aller j'exploserai de colère et de frustration, c'est le pire personnage du lire, son développement est très mauvais. Si je faisais des vidéos booktube plutôt que des articles vous me verriez m'énerver toute seule devant une caméra tant je déteste ce personnage et tout le préjudice qu'il apporte au livre. Si il y avait moins de Serena il y aurait plus d'attention porté aux martiens et l'histoire ne s'en retrouverait pas changée pour autant ! 


Mais avec tout ça, il y a des qualités quand même ? 

Il y a certainement des qualités dans Phobos 2 parce qu'on arrive quand même à le garder jusqu'à la fin. Le rythme est assez inégal et comme pour le premier tome, toutes les révélations intéressantes sont gardées pour les dernières pages. Mais malgré les longueurs du début j'ai réussis à rester fidèle à mon livre et à Léonor qui est un personnage que j'aime vraiment beaucoup et qui est peut-être le seul point fort du livre. Puis bon, on a quand même la réponse à l'une des questions les plus importantes de Phobos : qui est le fameux kamikaze de Serena. Et rien que ça, ça mérite de rester jusqu'à la fin du livre. 


En bref :

J'écris cet article juste après ma lecture, je suis encore très frustrée de ce que j'ai lu. On est très loin du coeur du premier. Passé l'originalité du premier tome, on se retrouve avec tous ses défauts : un style lourd, trop peu de réponses dans l'intrigue et des personnages taillés au burin. Pour l'instant je n'ai pas hâte de découvrir le prochain tome. Même si je pense que je le lirais car j'ai quand même envie de savoir comment cette histoire va se poursuivre.
Ma note sur Livraddict : 10/20. J'aurai bien voulu mettre en dessous de la moyenne mais j'ai encore le bon souvenir du premier tome en tête.  

Auteure Féminine

Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet

17:35

"Là où tombent les anges", un titre qui vous est peut-être familier si vous courrez les librairies et les blogs comme moi. C'est un titre qu'on voit fleurir un peu partout sur la toile, et toujours accompagné de commentaires élogieux. Du coup moi, il ne m'en faut pas plus, je fonce tête baissée, sans trop m'attarder sur ce dont il est vraiment question.




De quoi ça parle ?

1912, Solange a 17 ans et elle fuit la province et un père violent pour tenter sa chance à la capital. Elle court les bals parisiens avec Clémence et Lili, ses deux amies. Jusqu'au jour où Robert Maximilien débarque dans sa vie, la charme et l'épouse. Mais si Solange croit sa vie bousculée, elle n'a encore rien vu quand la première Guerre Mondiale éclate. 



Coup de coeur, coup de coeur, coup de coeur ! 

Voila vous êtes prévenus, ce livre a été une vraie découverte pour moi. Je n'avais jamais lu un livre semblable à celui-là. Un curieux mélange des genres entre une narration classique, des extraits de la presse de l'époque, des échanges épistolaires et des pensées écrites sur un journal intime. Le lecteur voyage à travers une multitude de points de vue sans que jamais il ne soit perdu. 

Nous plongeons dans l'histoire de Solange, mais aussi celle de Lili, Clémence, Emma, Henriette, Blanche et les autres. C'est un livre féminin et féministe qui fait la part belle aux femmes et à leurs vies durant la première guerre mondiale. Qu'elles soient au front, à la capitale où à la campagne, on suit de le destin de ces personnages hauts en couleurs, avec leurs forces, leurs faiblesses. Tous les personnages sont importants, attachants et bien décrits. 
C'est le véritable point fort de ce roman. De plus l'écriture est vraiment très belle. Charlotte Bousquet sait manier ses mots et nous raconte l'histoire fictive de ces femmes. Des petites histoires dans la grande Histoire, de l'insouciance de la Belle Epoque et la gravité de la première Guerre Mondiale. Même si les personnages sont inventés, on sent quand même tout le travail de recherches qui se trouve derrière pour nous livrer l'histoire la plus sincère et proche de la réalité de l'époque possible. 

J'aimerais pouvoir vous parler pendant des heures de ce livre, de la manière qu'il a eu de me transporter et de me faire passer par toutes les émotions. J'aimerai vous dire à quel point il a été difficile de fermer ce livre une fois commencé et comme j'ai regretté d'arriver si vite à la fin, que j'aurai aimé rester en compagnie de ces personnages pendant des jours encore parce que j'ai eu l'impression, le temps de quelques heures, de vivre leur histoire au plus près. J'ai tremblé, vibré, rit et pleuré avec elles. 
Bref, je pourrais encore vous dire à quel point ce livre est génial mais je crois que le mieux que je puisse faire maintenant c'est de vraiment vous encourager à vous l'offrir et à l'offrir à votre entourage. Petit bonus, en plus d'avoir une superbe histoire, vous aurez un très beau livre en terme d'objet, sa couverture est magnifique et les pages sont teintes en bleu, ce qui est plutôt sympa dans une bibliothèque. 


En bref :

Foncez, vraiment.
Ma note sur Livraddict : 20/20

Américain

Pointe de Brandy Colbert

17:00

Il y a un peu plus d'un mois maintenant, Margaud a fait une vidéo book haul sur sa chaîne où elle nous présentait ses achats du mois d'octobre. On était tout proche d'Halloween et moi je prévoyais de me déguiser en Black Swan pour l'occasion. Quel rapport avec Margaud allez-vous me demander ? C'est qu'elle a présenté un livre qui porte sur la danse classique. L'intrigue me plaisait bien et comme j'avais bien Black Swan en tête je me suis laissée influencer par Margaud et j'ai acheté le même livre qu'elle pour le lire au mois de novembre.



De quoi ça parle ?

Theo va mieux. Elle a recommencé à s’alimenter, sort avec des garçons presque recommandables et elle est sur la bonne voie pour devenir une danseuse de ballet d’exception. Mais lorsque réapparaît, son plus vieil ami, Donovan, après quatre longues années de séquestration, la voici à nouveau fragilisée. La découverte dans la presse que le ravisseur de Donovan n’est autre que son ex-petit ami – qui, à l’époque, lui a aussi menti notamment sur son âge –, la met face à un dilemme : dire toute la vérité au prix de sa future carrière et sa réputation, ou ne rien dire et protéger un criminel…



Vous avez peut-être remarqué depuis le début du blog que j'écrivais moi-même les résumés des livres. Je prends cette liberté car je trouve que, très souvent, les quatrièmes de couverture en dévoilent un peu trop. Alors j'écris moi-même les résumés tels que j'aurais aimé les lire. Aujourd'hui je vous donne le véritable résumé de "Pointe" car il est une raison du pourquoi j'ai été déçue par ce livre. 

Malheureusement je n'ai pas trouvé dans ce livre ce que le résumé semblait promettre. Ça commençait pourtant très bien. Un premier chapitre qui fait la part belle à la danse classique : cette discipline qui fascine et où il n'y a pas de réussite autrement que par le dépassement de soi. On découvre Théodora, alias Théo, une jeune fille de 17 ans en souffrance, à la  psychologie très complexe qui va apprendre le retour de son meilleur ami d'enfance après qu'il ait été porté disparu pendant 4 ans. 

Et ça s'arrête là. Là où le livre nous promettait quelque chose de très bien, on finit par tomber dans une histoire un peu trop plate sur les amourettes adolescentes de Théo et de ses amis. Une histoire presque commune avec en filigrane la danse classique, les souffrances de Théo et tout ce qui entoure la disparition de Donovan, son meilleur ami.
Je peux pas dire que ça a été une mauvaise lecture parce que j'ai vraiment été prise par l'histoire. Mais peut-être que le livre était trop court pour pouvoir exploiter tout ce qui était intéressant à voir. Tous les évènements qu'on attend avec impatience arrivent dans les trente dernières pages. Pour le reste ou nous abreuve de tout un tas d'informations pas forcément nécessaires à l'histoire et où nous distille quelques détails qui nous permettent de rester quand même en haleine jusqu'au dénouement. Et même après celui-là il restait encore beaucoup trop de zones d'ombres à mon goût. J'aurais aimé que le livre soit plus long, pour qu'on est vraiment le temps d'aborder tout ces thèmes qui en valaient vraiment la peine : les troubles alimentaires, la danse classique, le mal-être adolescent, la séquestration, les relations toxiques.... 

Mais le livre n'est pas dénué de qualités, il possède une très bonne écriture et le personnage de Théo est vraiment bien développé. C'est le point fort de cette histoire où tous les autres personnages font vraiment de la figuration à côté de cela. 


En bref :

Un livre qui aurait peut-être mérité d'être plus long pour pouvoir traiter de manière égal tous les thèmes qu'il aborde et survole. Mais un personnage principal vraiment incroyable qui permet au lecture de rester dans l'histoire jusqu'au bout. 
Ma note Livraddict : 15/20. 

Américain

Maybe Someday de Colleen Hoover

16:53

Je n'ai jamais été trop romance. Les histoires d'amour entre personnages arrivent très très souvent dans les livres que je lis sans pour autant que ce soit le ressort principal. Des fois j'aime bien, des fois non, des fois je m'en fiche carrément parce que le livre a d'autres qualités. Mais en règle général je n'aime pas trop les livres qui reposent uniquement sur les sentiments amoureux entre les personnages. J'ai même plutôt tendance à éviter ces livres là. Pourtant il y a quelques semaines j'avais envie d'en choisir un, j'étais à la recherche d'un peu de légèreté dans mes lectures et je me suis fiée aux commentaires qu'on peut trouver sur Livraddict et me voila aujourd'hui à vous présenter "Maybe Someday" de Colleen Hoover. 



De quoi ça parle ?


Sidney a vingt deux ans et vit le bonheur le plus total. Elle file le parfait amour avec son petit ami et vit une collocation d'enfer avec sa meilleure amie jusqu'au jour où elle apprend que les deux personnes qu'elle aime le plus au monde lui cache un secret impardonnable. Sidney trouve refuge chez Ridge, son voisin. Ils se découvrent une passion commune pour la musique et ensemble composent des chansons pour le groupe de Ridge. 


Je ne pensais pas, en commençant ce livre, pouvoir vous écrire ici à quel point je l'ai aimé. Comme d'habitude, j'ai abordé cette romance avec mes à priori habituels et j'ai vraiment été surprise de ce que j'y ai trouvé !

Une écriture pas exceptionnelle mais des chapitres courts qui alternent les points de vue des deux personnages principaux. Un rythme d'écriture qui est vraiment fait pour nous garder attentif. Personnellement je n'ai pas réussit à lâcher le livre une fois commencé. J'ai passé une journée entière d'un de mes congés à le dévorer jusqu'à le terminer très tard dans la nuit (4 heures du matin, c'était cool).

Ce livre a une petite particularité qui fait que nous avons des chansons faites pour accompagner la lecture. Personnellement j'étais trop prise pour aller sur mon ordi et trouver les chansons sur Youtube mais je l'ai fait dans l'après coup. Une originalité assez sympa et surtout une traduction des chansons à la fin du livre pour ceux qui se débrouillent un peu moins bien avec l'anglais.

Les personnages sont très attachants même s'ils ont des prénoms dignes du premier soap américain. L'histoire a su m'étonner tout du long. C'est une romance pas tout à fait classique avec son lot de surprises qui m'ont fait passer par toutes les émotions. J'ai beaucoup ri et j'ai aussi eu peur de ne pas voir le dénouement que j'espérais en commençant ma lecture. Bref une lecture avec pas mal de rebondissements qui m'ont fait passer un très très bon moment de lecture !


En bref :

Une très bonne lecture, idéale sûrement lorsqu'on part en vacances. Beaucoup de légèreté, d'humour et d'émotion. Le moyen d'accompagner sa lecture de chansons spécialement composées est une super originalité qui peut offrir une très bonne expérience de lecture à qui veut en profiter ! 

Auteure Féminine

Les disparus du Clairedelune de Christelle Dabos

17:20

Il y a presque un an maintenant j'avais entamé la lecture des "Fiancés de l'Hiver", premier tome de la saga "La Passe Miroir" de Christelle Dabos. Un très gros premier tome que j'avais eu beaucoup de mal à lire en raison de problèmes de santé. Une tendinite à l'épaule faisait qu'à chaque fois que j'ouvrais le livre je souffrais le martyr. Mes ressentis de lecture avaient donc été influencés parce ce petit soucis technique. Néanmoins j'étais suffisamment emballée à l'époque pour attendre impatiemment la sortie du tome 2. On se retrouve aujourd'hui avec "Les Disparus du Clairdelune"


Attention, ma chronique ne présentera aucun spoiler concernant le tome 2 mais va présenter de facto des éléments importants du premier tome. Donc si vous ne l'avez pas (encore) lu vous risquez d'être spoilé. 


De quoi ça parle ?

Ophélie n'est plus obligée de se cacher sous une identité de domestique. Elle est désormais officiellement présentée à la Cour et la date du mariage avec Thorn, son énigmatique fiancé, approche. Alors que sa famille s'apprête à débarquer à la Citacielle, Ophélie se retrouve de nouveau plonger dans les intrigues et les complots des aristocrates. Dans ce monde où tout n'est qu'illusion, vers qui Ophélie peut-elle se tourner ?




Il faut reconnaître quelque chose à Christelle Dabos et à la maison d'édition Gallimard : le talent pour nous faire de beaux livres. J'étais déjà époustouflée par le premier tome, sa couverture splendide et son titre qui sonne bien aux oreilles. Il en est de même avec se second volume. "Les Disparus du Clairedelune" un nom qui donne déjà envie alors que je n'ai pas encore commencé le livre. 

Je dois admettre que si je n'étais pas sortie transcendée de la lecture du premier tome, j'étais quand même de plus en plus impatiente à mesure que la sortie du deuxième approchait et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai pu le l'acheter très rapidement après sa sortie pour l'attaquer presque aussitôt. 

On retrouve donc Ophélie là où on l'avait laissée dans le premier tome. Elle s'apprête à être officiellement présentée à la Cour et à Farouk, l'esprit de famille qui règne sur la Citadelle. J'aime toujours autant le personnage d'Ophélie, un personnage principal singulier, loin de ce qu'on peut avoir l'habitude de lire depuis quelques années. De plus ce tome 2 fait la part belle à ses pouvoirs, un élément qui n'était pas suffisamment exploité dans le premier à mon sens.
Comme pour le premier tome, l'intrigue prend son temps pour s'installer mais il y a une certaine magie dans l'écriture qui fait qu'on se laisse porter par les mots sans vraiment noter de longueur ou de manque de rythme. Je suis restée vraiment scotchée à l'histoire, les révélations prennent leur temps pour venir et même à la fin nous n'avons encore qu'une très petite partie des réponses que l'on se pose. 

C'est un mini coup de coeur pour ce deuxième tome qui a vraiment su me garder en haleine toute ma lecture. Je l'ai trouvé meilleur que le premier qui était beaucoup trop introductif et même si il y a quelques temps morts dans l'histoire je trouve qu'on profite vraiment de tout l'univers créé par Christelle Dabos. Un monde imaginaire vraiment incroyable qui possède une mythologie complexe et demande encore beaucoup d'éclaircissement dans le prochain tome.
Est-ce que "La Passe Miroir" est une trilogie ou une histoire plus longue encore ? Je ne le sais pas mais j'attends vraiment avec beaucoup d'impatience le troisième tome en espérant qu'il fera un aussi bel effet dans ma bibliothèque que ces prédécesseurs et qu'il réponde enfin à toutes les questions que l'on se pose ! 


En bref :

Une véritable réussite pour ce deuxième tome, des personnages incroyables et un monde imaginaire dans lequel on aime s'aventurer. La suite, vite ! 

Auteure Féminine

Les brumes de l'apparence de Fréderique Deghelt

19:32

Bonjour à vous ! Je vous retrouve aujourd'hui avec une toute nouvelle chronique, heureuse de voir que mon rythme de lecture s'est stabilisé depuis peu et que je suis de nouveau en mesure de vous offrir un peu plus de régularité ici. Cette fois-ci on se retrouve avec un roman contemporain que je me gardais bien au chaud pour l'automne.


De quoi ça parle ?

Gabrielle a 40 ans. Elle mène une vie dans la haute bourgeoisie parisienne avec son poste à responsabilité, son mari chirurgien et son fils que tout semble conduire vers une carrière dans les sciences. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où Gabrielle apprend qu'elle a hérité d'un terrain perdu dans la campagne du centre de la France.
Une masure abandonnée depuis des années, un terrain immense traversé par une rivière, une nature qui a repris ses droits. Gabrielle ne veut pas entendre parler de cet endroit et décide de tout vendre. Mais après une nuit passée sur place, difficile de songer à se séparer de cet héritage. 


Je me souviens avoir flashé sur ce livre au mois d'août lors d'un passage à la Fnac. La couverture absolument splendide et le résumé m'ont tout de suite attiré mais je me suis gardé ce livre de côté en attendant l'automne. Une raison toute simple, il me semblait que les histoires de maison abandonnée dans une nature sauvage étaient de celles qu'on se réserve pour lire lors des dimanche brumeux du mois de novembre. 
Sur ce point là j'ai eu une petite frustration car en réalité l'action du roman se déroule en pleine canicule estivale. J'ai donc du tout de suite éliminer toutes les représentations que je me faisais de ce nouveau roman. 

Enfin bref, nous voici donc dans l'histoire de Gabrielle, une femme qui va vivre une expérience troublante sur un terrain dont elle a hérité. Une expérience qui va remettre en question toute son existence. C'est une sorte de crise de la quarantaine métaphorisée qu'on découvre ici. Je n'ai jamais lu un livre similaire à celui-ci. J'ai beaucoup de mal à vous dire si je l'ai adoré ou détesté. En tout cas il a réussit à me tenir en haleine jusqu'à la fin, ce qui est plutôt bon signe pour commencer. 

J'ai eu beaucoup de mal avec le personnage principal, Gabrielle, durant la première moitié du livre. Le récit est écrit à la premier personne du singulier, ce qui fait qu'on est au coeur des pensées du personnage. Un peu trop au coeur même. Gabrielle est un personnage qui réfléchit beaucoup beaucoup beaucoup trop ! Les premières pages du livre ont vraiment été indigestes car elle intellectualisait la moindre chose qu'elle vivait. Mais cette manie s'estompe peu à peu au fil des pages  (ou bien je me suis habituée) même si le style d'écriture était assez lourd en somme. Certains dialogues me semblaient totalement surréalistes tant ils étaient d'une lourdeur incroyable. Beaucoup trop de monologues, beaucoup trop de réflexions dans les dialogues qui auraient vraiment demandé plus de simplicité. 

Malgré tout ça je suis restée bien attachée à cette histoire. Les descriptions des lieux m'ont vraiment fait rêver. L'histoire suit un bon rythme. On assiste à un très joli mélange entre littérature contemporaine et fantastique et c'était assez plaisant. Les pages ont très vite défilé jusqu'à un épilogue un peu long et peut-être assez dispensable que j'ai lu en diagonale tant il n'était pas très intéressant à mes yeux. 


En bref :

Une histoire étrange mais prenant malgré des lourdeurs et trop d'intellectualisation de la part de son personnage principal. Un peu plus de simplicité aurait été bienvenue !

Américain

The Revolution of Ivy d'Amy Engel

12:28

Cher blog, aujourd'hui je te retrouve avec une nouvelle chronique. Et attention, la chronique d'un livre que j'ai lu en moins de trois jours ! Qui aurait cru ça possible depuis ces dernières semaines écoulées ? Il aura finalement fallu que je refasse un petit tour dans ma zone de confort Young Adult afin de reprendre goût à la lecture effrénée. Et quoi de mieux pour profiter d'un bon moment de lecture, que de le passer avec la suite d'un premier tome déjà bien apprécié ? 


Attention SPOILERS : cette chronique concerne le deuxième tome d'une duologie. Si aucun spoiler ne sera évoqué à propos de ce deuxième, je vais quand même devoir rêvéler certains éléments majeurs à l'intrigue du premier livre. 




De quoi ça parle ?

Après son sacrifice pour sauver l'homme qu'elle aime, Ivy se retrouve exilée de l'autre côté de la barrière de la ville qui l'a vue grandir. Sans famille, sans alliés et sans Bishop, Ivy va devoir trouver la ressource nécessaire pour survivre dans ce milieu où tout lui est étranger et hostile. 



Trois mois plus tôt, j'achevai ma lecture du premier tome d'Amy Engel. Une dystopie que j'avais beaucoup apprécié malgré quelques longueurs et beaucoup de similitudes avec d'autres lectures du même genre. Pourtant je m'étais retrouvée assez agréablement surprise par certains retournements de situation dans les dernières pages et je me suis surprise à attendre impatiemment le deuxième tome qui venait cloturer l'histoire d'Ivy. Bref, si tu veux tout savoir sur ce que j'avais dit au mois d'aout, tu peux aller lire ici

Je ne sais pas si ce n'est qu'une impression de ma part, je ne suis pas allée vérifiée dans les détails, mais j'ai eu le sentiment que les chapitres étaient bien plus courts dans ce nouveau tome. Une construction de ce fait peut-être un peu plus cadrée et rythmée qui m'a permis de tourner les page et d'avancer dans l'intrigue à une vitesse assez phénoménale pour le souligner (surtout dans cette période où j'entretiens le blog avec le minimum syndical). En revanche les différentes partie qui constituent l'histoire se suivent de manière assez radicale, un léger manque de fluidité à mon goût entre les trois axes principaux du récit.
De plus, la deuxième partie de l'intrigue est molle. Mais genre, vraiment molle ! On se perd dans les méandres des pensées de Ivy alors qu'on a envie de la voir progresser plus vite. Un petit défaut de narration qui est amplement rattrapé lors de la dernière partie, un final totalement explosif qui m'a vraiment beaucoup plu. 

C'est une Ivy complètement ravagée et détruite que l'on retrouve dans ce nouveau tome. Les derniers évènements l'ont complètement bouleversée. Ivy est un personnage qui n'a plu foi en rien, et surtout pas en elle-même. J'ai vraiment aimé la psychologie de ce personnage, même si je l'ai trouvé un peu trop torturée pour rien par moment. Bishop aussi fait son grand retour dans ce deuxième tome. Un personnage que j'avais beaucoup aimé et qui a su me faire craquer lors de ma précédente lecture. Mon avis n'a toujours pas changé chez lui, même si j'aurai aimé un peu plus de force de caractère de sa part, surtout face à Ivy devant qui je le trouve un peu trop effacé malheureusement.

En ce qui concerne l'histoire j'avais beaucoup aimé le premier tome avait su avec brio reprendre tous les codes de la dystopie telle qu'on peut la voir actuellement mais qui a su ajouter sa touche d'originalité. La fin de ce premier opus m'avait beaucoup étonnée car elle sortait des chemins battus.
Pour ce deuxième tome on revient dans un schéma plus classique, pas vraiment de grosses surprises, mais pas de facilités non plus, le dénouement ne surprend pas mais le chemin pour mener à celui-ci apporte quand même son lot de retournement de situation. Une fin assez bouleversante et très émouvante qui m'est restée en tête pendant quelques jours. Je me suis laissée porter par l'histoire jusqu'au bout et j'ai terminé le livre avec le sentiment d'avoir passé un très bon moment.


En bref :

Malgré une deuxième partie très molle, j'ai passé un très bon moment de lecture et je suis très heureuse de terminer ce dyptique qui a su m'emballer au niveau de son histoire et de ces personnages. Deux tomes complémentaires et très plaisant à lire. Foncez !

Auteur Masculin

La bibliothèque du chéri #1 : Transperceneige de Lob, Legrand et Rochette

17:30

Ce qui est désespérant dans une panne de lecture c'est ce sentiment que plus rien ne nous intéresse. Alors pour essayer de remédier à ça je suis aller chercher l'inspiration ailleurs, en l'occurrence dans la bibliothèque de mon amoureux qui contient beaucoup de bandes dessinées. Aujourd'hui j'inaugure pour la première fois une nouvelle rubrique sur le blog, celle consacré à ces livres et ces BDs qui se trouvent dans un autre appartement mais que je vois presque tous les jours. Une inauguration avec la BD "Transperceneige" écrite par Lob, Rochette et Legrand. 




De quoi ça parle ?
Après un cataclysme, les derniers représentants de l'humanité se retrouvent à vivre dans un train lancé à toute vitesse à travers des contrées désolées et ravagées par une ère glaciaire. C'est toute une société qui s'est reformée dans ce train : les pauvres à l'arrière crevant de faim et les plus aisés dans les wagon de tête ignorant la misère qui se joue non loin d'eux.



J'ai lu l'intégrale de Transperceneige, une édition qui rassemble le premier volume écrit en 1984 par Lob (snénario) et Rochette (dessin) et deux autres volumes publié en 1999 et 2000, scénarisés par Legrand après la mort de Lob en 1990.  C'est une précision que je tiens à faire car il y a vraiment un gouffre entre le premier volume et les deux autres. 

Dans la première histoire nous suivons Proloff, un "queutard" (quelqu'un qui vient d'un wagon de queue) qui est parvenu à s'enfuir et Val, une jeune femme qui milité pour la réhabilitation des queutards dans les wagons de têtes. Les deux personnages remontent peu à peu les wagons, découvrent tout un monde qu'ils ne connaissent pas, ne comprennent pas. 
J'aurai du mal à vous parler des deux autres volumes, les personnages sont différents, même si l'histoire s'imbrique avec le premier épisode j'ai eu du mal à rentrer dans cette deuxième intrigue plus violente et plus politique. On fait face en tout cas à une véritable dystopie adulte, très loin des lectures du genre auxquelles j'étais habituée jusqu'à maintenant. 

Le dessin est très réaliste, se limitant au noir et blanc comme pour montrer cette opposition entre la noirceur de l'intrigue et cette neige meurtrière à l'extérieur. Un style graphique que je n'aime pas tellement mais qui ne m'a pas dérangée outre mesure. En revanche il change entre le premier et le deuxième volume, de contour net et tranchant il devient un peu plus flou par la suite, près de quinze ans après la sortie du premier. 


En bref :

Difficile de vous dire si j'ai aimé cette bande dessinée. Une lecture sombre, étrange mais très intéressante qui a su me garder attentionnée jusqu'au bout, ce qui est plutôt assez remarquable vu la baisse d'intérêt que j'ai pour les livres depuis quelques semaines. 




Bouillon de Culture

Bouillon de culture : octobre 2015

09:00

Bonjour à tous ! Vous l'avez peut-être remarqué mais il n'y a pas eu de "bouillon de culture" au mois de septembre. C'était un mois de reprise très chargé durant lequel je n'ai pas eu le temps de lire, de regarder des séries ou des films. En ce mois d'octobre, même si mon rythme de lecture a considérablement baissé, j'ai quand même pris le temps de m'intéresser à pas mal de petites choses que je vous partage tout de suite ! 

Film 


La face cachée de Margo

Je vous avais chroniqué ce livre ici il y a de ça maintenant presque un an. A l'époque je ne savais pas qu'une adaptation était prévu et maintenant il semble aussi que "Qui es-tu Alaska ?" prenne le même chemin. Bref, j'ai pu découvrir ce mois-ci cette nouvelle adaptation d'un roman de John Green. Je n'étais pas super partante au départ en voyant Cara Delevingne dans le rôle de Margo. Pourtant je dois reconnaître qu'elle a donné à ce personnage toute sa dimension détestable qu'elle peut avoir dans le livre. Quant à Nat Wolff qui joue le rôle de Quentin Jacobsen, je l'ai trouvé hyper convaincant et très mignon dans ce rôle là. Les personnages secondaires sont géniaux aussi et l'adaptation est très fidèle en soit. C'est une bonne adaptation qui m'a fait passé un excellent moment ! 




Cendrillon

Les remake des classiques sont de plus en plus nombreux et Cendrillon est parfait si vous ne savez pas quoi faire un dimanche après midi maussade. Une adaptation qui ne se permet aucune fantaisie comme Maléfique, Blanche Neige et le chasseur ou autre mais qui permet son lot de féerie et de magie. Un bon moment en somme si vous n'êtes pas trop allergique au film un peu trop mièvre. 


Seul sur Mars 

C'est la sortie évènement de cet automne au cinéma. Je vous avais parlé du livre il y a quelques semaines maintenant. A J'ai foncé tête baissé au cinéma le jour de sa sortie. La salle était pleine à craquer et le public a été conquis par cette adaptation. Alors, le film a pas mal édulcoré l'humour du personnage de Mark Watney et passé sous silence certains petits détails qui le montrent en grande difficulté psychique mais sinon ce film est un vrai moment de bonheur ! Des images sublimes, Matt Damon complètement génial et un épilogue inédit fortement appréciable ! Bref, foncez voir Seul sur Mars !! 





Jeux vidéo 


Child of Light

Pour la première fois sur ce blog je vous parle jeux vidéo avec un jeu que j'ai pu tester sur le PC de mon chéri : Child of Light. Ça faisait longtemps que ce jeu me faisait de l'oeil et je n'ai pas été déçue. Un graphisme à couper le souffle, des décors faits à l'aquarelle et une musique composée par Coeur de Pirate que j'écoute en boucle depuis. Un jeu qui a une durée de vie un peu courte (je l'ai finit en 10 heures, c'est pas beaucoup) mais qui est un vrai régal pour les yeux et les oreilles. Disponible sur pratiquement toutes les consoles fixes et portables actuelles et sur PC il serait dommage de passer à côté !



Et voila pour le mois d'octobre. Pas de série ce mois-ci car nous sommes toujours en phase de négociation pour nos soirées du lundi pour trouver LA série qui pourra dignement succéder à Sense8 (c'est très très très bien foncez voir ça!). On se retrouve au mois de novembre pour un nouveau bilan, en attendant n'hésitez pas à me dire ce que vous avez aimé dernièrement !

Auteure Féminine

Icônne by Natoo

17:30

Mais que vois-je ? Une chronique littéraire, une vraie ? Je suis désolée que ces articles se fassent de plus en plus rares mais le temps que j'avais pour lire avant n'existe plus car je suis toujours autant prise par mon travail et l'écriture de mon mémoire. Bref, aujourd'hui je vous retrouve avec la chronique d'un livre un peu particulier car il s'agit d'une parodie de presse féminine. Le tout dirigé par la superbe Natoo, youtubeuse au potentiel comique bien confirmé ! (et si par hasard vous ne la connaissez pas, foncez ici !)

La presse féminine et moi : 

Pour parler de la presse féminine en version papier on va aller très vite puisqu'en fait je n'ai jamais acheté de magazine féminin de ma vie. Mes seules connaissances du genre se limitent aux magazines trouvés dans les salles d'attente et ceux que ma mère et mes soeurs achètent et que je feuillette occasionnellement. 
Je n'aime pas particulièrement la presse féminine. Je ne me sens clairement pas concernée par toutes les couvertures que je peux voir dans les bureaux de tabac. Toutes les couvertures se ressemblent, les titres sont les mêmes mois après mois, années après années. Bref, j'ai toujours l'impression que c'est la foire aux marronniers, avec quelques phrases d'accroche bien faites qui poussent à vendre. Tout ça pour vous dire que la presse féminine en version papier il y a peu de chance pour que vous en trouviez chez moi. 


Et Icônne maintenant ? 

Icônne c'est un livre qui se prend pour un magazine. Une parodie de presse féminine. Natoo a fait ici un travail assez extraordinaire au niveau de l'écriture, des images, des jeux, des fausses pubs. Bref, visuellement c'est un super objet parce qu'on a vraiment l'impression de tenir un magazine entre les mains. L'humour caractéristique de Natoo est aussi au rendez vous, j'ai eu l'impression de lire en entendant sa voix tout du long. J'ai trouvé ce magazine vraiment très drôle. Un exercice de parodie qui reste toujours bienveillant. C'est très bien mené en terme d'écriture et tout un tas d'invités surprises dans le magazine : Adrien Menielle, Norman, Cyprien, le Golden Moustache, et beaucoup beaucoup d'autres... Tout un pan de l'internet français que j'aime suivre.
Les fausses pub, un véritable coup de maître pour Icônne




Franchement jusque là c'était vraiment génial. Mais peut-être que le magazine aurait gagné à être un peu plus court. Je ne sais pas si c'est parce que je suis habituée à lire de la fiction ou bien parce que je ne lis jamais de magazine mais très vite j'ai adopté le même réflexe qu'avec les magazine de mes soeurs : j'ai commencé à lire en diagonale, m'arrêtant sur les "articles" qui m'intéressaient le plus. C'est pas que c'était mauvais, c'est juste que je pense que ce style n'est peut être pas fait pour moi. En revanche si vous avez l'habitude de lire la presse je pense que vous allez très vite le dévorer parce que c'est vraiment une petite perle d'inventivité !

Mais finalement je crois que ce que j'ai préféré dans ce magazine c'est finalement le message final que laisse Natoo juste avant les remerciements. Un message à propos de son propre rapport à la presse féminine. Une petite note à la fois bienveillante et engagée qui sait mettre les mots sur ce qui peut vraiment déranger dans la presse féminine telle qu'on peut la voir encore aujourd'hui. Bref, bravo Natoo pour ce superbe livre/magazine que tu nous proposes et merci Inès de bien avoir voulu me le passer pour que je puisse le découvrir !

Adaptation

TOP 5 - Mes adaptations préférées

16:30

Comme vous avez du le deviner, le cinéma a une place très importante dans ma vie. Toutes les semaines au moins, je me rends dans les salles obscures à l'affût d'une belle découverte cinématographique. Et très souvent, il s'avère que les films que je vais voir sont des adaptations de livres que j'ai déjà lu au préalable. Régulièrement je vous fait des articles qui comparent le livre et le film, mais aujourd'hui je vous propose une petite sélection de mes adaptations préférées. Cet article est aussi le premier de toute une série centrée sur les adaptations parce que c'est un sujet qui me tient vraiment à coeur et pour lequel j'ai beaucoup de chose à dire. 


5. La voleuse de livre, réalisé par Brian Percival en 2014



Adapté du roman du même nom, écrit par Markus Zusak en 2005. Ce roman retrace l'histoire de la Mort qui croise la route de Liesel Meminger, une jeune orpheline recueillie par une famille allemande pendant la montée du nazisme. J'avais lu ce livre l'année dernière, peu de temps avant d'ouvrir ce blog et j'avais vu le film quelques semaines après. Ce film est l'exemple d'une adaptation fidèle en tout point. L'histoire du livre a été scrupuleusement retranscrite à l'écran et j'ai été ravie de voir le personnage de Liesel prendre vie devant moi. Outre l'adaptation parfaite c'est avant tout une histoire qui su me bouleverser aussi bien en livre qu'en film. Je vous le recommande chaudement !



4. Le parfum, réalisé par Tom Twiker en 2006



Adapté du roman "Le parfum" écrit par Patrick Suskind en 1985. Je crois me souvenir avoir lu ce livre alors que le film était déjà sorti. Il me semble que j'étais encore au lycée. Ça devait être en 2009. Je me souviens que cela avait été une claque littéraire, les mots m'avaient attrapée dans cette histoire et une fois le livre terminé je n'avais qu'une hâte, voir comment il était possible d'adapter ce livre qui fait la part belle à ce qu'on ne peut pas montrer : le doux monde des odeurs. 
Je me souviens être parvenue à me figurer les senteurs au fil de ma lecture et j'ai été très surprise de voir que le film rempli également cet objectif. Une mise en scène astucieuse, des images à couper le souffle et une bande originale que j'écoute encore occasionnellement chez moi. Le tout avec un casting trois étoiles. Bref, un film que je ne me lasse pas de revoir. 

(je vous laisse la bande annonce, même si à mon goût elle dévoile beaucoup trop d'éléments de l'intrigue)


3. Le monde de Narnia : le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, réalisé par Andrew Adamson en 2005



Adapté du livre de C.S. Lewis, publié en 1950. L'histoire de quatre enfants hébergés chez un vieil homme à la campagne pour fuir les bombardements de la deuxième guerre mondiale. Là-bas, une armoire magique va les plonger dans le monde de Narnia où règne un hiver éternel. 
Narnia et moi c'est une grande histoire d'amour. J'ai lu les sept livres de la saga en un été avant de rentrer en 6ème (donc oui c'est pas récent cette histoire). C'est une des sagas qui a vraiment changé ma vie de lectrice, à mettre donc largement au même niveau qu'Harry Potter. Et à peine le dernier tome terminé je n'attendais qu'une chose, voir ces livres adaptés au cinéma. Je rêvais que Narnia connaisse le même succès qu'Harry Potter. Le rêve se réalise en 2005, je suis alors en 4ème et je découvre le premier film de la franchise. Une franchise qui a n'a pas réussi à trouver son public et qui connaît quelques déboire pour mettre en marche le 4ème film de la saga. Mais moi je me souviens avoir eu des étoiles dans les yeux au cinéma lorsque j'ai vu Narnia prendre vie devant moi. J'ai toujours été fan des films. Les suites ne sont pas parfaites mais elles ne sont pas sans charme non plus et j'attends avec impatience l'annonce de l'adaptation du "Fauteuil d'argent"



2. Harry Potter à l'école des sorciers, réalisé par Chris Columbus en 2001

J'ai le droit de dire que je trouve que ce sont de très mauvais acteurs ou pas ? #PavéDansLaMare
Ce top ne pouvait pas exister sans ce film. Pas parce que c'est une de mes adaptations préférées mais parce que c'est ma toute première expérience d'adaptation cinéma et c'est à partir de ce film que j'ai travaillé pendant des années à définir ce que je trouve être maintenant une bonne adaptation.
Je me souviens que j'avais 9 ans quand je suis allée le voir au cinéma avec l'école, j'étais une des rares personnes de ma classe à avoir lu Harry Potter à ce moment là. Je me souviens alors à quel point j'étais dépitée de découvrir qu'on ne pouvait pas adapter les moindre détails d'un livre.
Depuis les années ont passé, Harry Potter est maintenant une saga de huit films qu'on ne présente plus. Quatre réalisateurs se sont succédés pour adapter avec plus ou moins de réussite les romans de JK Rowling et moi devant mon écran j'ai beaucoup réfléchis au fil des années à ce que devait être une bonne adaptation.
Le premier film Harry Potter reste mon préféré parce qu'il referme toute la magie de la découverte de ce nouvel univers, on y rencontre des acteurs qui vont grandir avec nous. L'école des sorciers c'est un grand pan de mon enfance quand j'espérais encore recevoir ma lettre pour Poudlard et où je cherchais de la magie derrière la moindre chose inexpliquée de mon quotidien.





1. L'odyssée de Pi, réalisé par Ang Lee en 2012. 



Tout ça pour arriver au premier de ce classement. Celui qui représente pour moi ce que j'ai pu voir de plus beau en matière d'adaptation. Le film qui a su adapter un livre inadaptable. Un film qui a su tirer du livre la même puissance philosophique mais en y agrémentant des images à couper le souffle, des acteurs puissants et une musique sensationnelle.
Adapté du livre "L'histoire de Pi" de Yann Martel sur la fin de l'année 2012, on suit l'histoire de Pi un jeune indien qui se retrouve à déménager avec ses parents et leur zoo entier au Canada. Sur le trajet, leur navire fait naufrage et Pi se retrouve seul survivant sur une chaloupe avec le tigre le plus féroce de la ménagerie pour seule compagnie. Une intrigue qui semble tenir en quelques lignes mais qui cache derrière elle une puissance de narration incroyable. C'est un livre qui m'a bouleversé et qui continue de me faire réfléchir. Il fait véritablement partie de ces livres qui peuvent transformer une personne et mon seul regret à présent c'est de ne pas avoir assez de temps pour moi pour le relire au moins une fois.
Si vous n'avez pas lu/vu "L'odyssée de Pi" je vous conseille le film autant que le livre, même si ce dernier va bien plus loin dans sa réflexion, ce que je pouvait pas faire le film bien évidemment. 




Et vous, quelles sont vos adaptations de livres préférées ? 

Auteur Masculin

Retour sur la série "Notes" de Boulet

20:56

Boulet. Ce nom ne vous est pas inconnu si vous suivez ce blog depuis quelques temps. Je parle régulièrement de lui, de ses BDs, de ses collaborations ou même de l'exposition en son honneur au Musée des Confluences de Lyon. Bref, si vous avez loupé des épisodes et que vous voulez savoir de quoi je parle, tous les liens se trouvent dans le sommaire du blog.
Tout ça pour vous dire que la première fois que j'ai parlé de Boulet ici, c'était pour le premier tome de sa série de "Notes", une série qui regroupe les archives de son blog ainsi que des pages inédites qui servent de fil conducteur. Le premier tome, je l'ai lu en janvier et afin de ne pas percer mon budget BD dans les tomes suivant j'avais pris la résolution d'en lire un par mois. Et donc au mois de septembre dernier j'ai enfin terminé la série avec le dernier tome paru jusqu'à maintenant : "Peu d'or et moult gueule". Au passage, terminer cette série a été la seule bonne résolution que j'ai pu tenir cette année.


Admirez cette photo avec une qualité d'image sans pareil... 



Retour donc sur une série de livre qui m'a accompagnée toute cette année durant et qui représente en fait peut être le plus beau coup de coeur de celle-ci. Déjà en terme d'objet, vous pouvez le voir sur la photo ça fait une jolie petite collection et je trouve ma bibliothèque vraiment embellie avec ces albums là. Bon sur la photo il manque un tome que j'ai passé à une copine, mais depuis que ma collection s'est complétée au mois de septembre j'ai un vraiment sentiment de satisfaction. Cette collection m'a aussi permit de m'intéresser aux autres auteurs de la maison d'éditions Delcourt, plus particulièrement dans la collection "Shampooing" et je pense que dans un futur plus ou moins proche vous verrez apparaître de nouveaux auteurs sur le blog. 


Mais quittons l'aspect matériel pour se centrer sur le contenu de ces petits livres. Au mois de janvier j'avais émis quelques doutes dans ma lecture parce que je me sentais un peu perdue dans ce que je lisais. Je découvrais alors le monde des auteurs de BD, le récit autobiographique et malgré quelques "billets" très sympa, je me suis sentie un peu désorientée avec cette première lecture. 



Pourtant, Boulet m'a accompagnée toute cette année, chaque mois un tome différent. Et maintenant me voila dans l'attente irrésistible du dixième tome qui devrait paraître au début de l'année prochaine. "Notes",  c'est tout un univers qui s'est ouvert à moi. J'ai découvert l'univers de Boulet, sa manière de raconter des histoires et je dois dire que chaque tome a été comme un petit trésor en plus que je chérissais à chaque fois. J'ai vraiment pris goût à la lecture de BD indépendante . Puis que dire de son style graphique ? De l'aquarelle, du pixel art, du dessin fait sur tablette, toute une palette (jeu de mot, t'as vu ?) pour nous plonger dans son monde à la fois scientifique, pragmatique mais aussi très onirique et poétique. Des histoires vécues ou inventées, mais aussi des questionnements sur tout un tas de sujet (une petite pensée émue pour le tome 4 "Songes et mensonges" qui m'a vraiment transportée). Une multitudes d'axes qui m'ont tour à tour fait beaucoup réfléchir mais aussi énormément rire ! Une lecture très touchante sur beaucoup de points donc !

Parallèlement à ma découverte des BD, j'ai aussi découvert son auteur par le biais de son exposition, par la courte rencontre que j'ai pu avoir avec lui au festival Lyon BD et aussi à travers les nombreux live de la chaine Youtube "L'originale" où il a officié plusieurs fois pour nous raconter des histoires drôles ou effrayantes. 

Bref, aujourd'hui je vous fait ce retour sur cette belle découverte car si au départ je n'étais pas totalement emballée, je suis désormais tombée sous le charme des Notes et j'attends avec impatience le prochain tome pour venir finaliser ma collection. Un coup de coeur à retardement donc, mais mieux vaut tard que jamais !

Une petite illustration au passage. 

Américain

Seul sur Mars de Andy Weir

14:58

Un mois sans article sur ce blog ! Un mois c'est très long, mais comme pour tout le monde, septembre n'a pas été de tout repos pour moi... Entre la rentrée universitaire, la début d'un nouveau job étudiant et l'écriture de mon mémoire de master, autant vous dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de place pour les lectures personnelles. De plus cela risque de ne pas s'arranger dans les mois à venir (au moins jusqu'à janvier) car j'ai beaucoup de boulot. Pourtant l'envie de bloguer est toujours là et j'ai beaucoup de jolis livres qui m'attendent dans ma PAL. 
Mais aujourd'hui je viens avec un livre plutôt d'actualité parce que son adaptation cinéma pointe le bout de son nez dans les semaines à venir mais aussi parce que la planète Mars est pas mal sur le devant de la scène actuellement. Donc aujourd'hui je vous propose la chronique de ma dernière lecture : "Seul sur Mars" ! 


De quoi ça parle ?

Après une expédition sur Mars qui tourne au calvaire à cause d'une tempête, l'équipage de Mark Watney est contraint d'annuler la mission pour retourner dans l'espace, laissant sur place leur collègue qu'ils pensaient mort. Mais Mark est bien vivant et se réfugie dans un abri avec les ressources pour vivre pendant 30 jours, aucun contact radio et l'espérance de ne pas voir un nouveau vol habité sur Mars avant 4 ans. Il va alors tout mettre en oeuvre pour défier les statistiques et survivre quoiqu'il arrive. 




"Seul sur Mars" a été édité chez Bragelonne et si vous suivez ce blog depuis un petit moment alors vous devez savoir que Bragelonne représente pour moi le saint Graal de la maison d'édition : des livres souvent magnifiques mais bien trop chers pour ma bourse d'étudiante. Alors chaque Bragelonne pour lequel j'économise est comme un petit trésor supplémentaire dans ma bibliothèque. Pourtant quand "Seul sur Mars" a été édité, j'ai été très déçue du travail éditorial fait dessus, avec une simple photo du film à venir et un prix beaucoup trop élevé pour le nombre de page (400 c'est pas beaucoup quand même). Pourtant la curiosité a été plus forte que tout et j'ai finit par me procurer le livre. 

C'est une sorte de Robin Crusoé de l'espace que nous propose Andy Weir dans ce roman. Le personnage de Mark Watney est très attachant et dès les premières pages on se prend de passion et d'empathie pour tout ce qui lui arrive. J'ai vibré avec lui tout au long du récit où les rebondissements sont très nombreux et où le suspens m'a tenue en haleine jusqu'à la dernière page. 
Mais Mark n'est pas le seul personnage que nous suivons dans cette histoire. Vous allez aussi avoir le plaisir de rencontrer les membres d'équipage de Mark, et la NASA toute entière en proie à une situation exceptionnelle. Bref, vous aurez tout un défilé de personnage très intéressants et mine de rien plutôt développés, même si la star de "Seul sur Mars" c'est Mark, voila tout. 

Une chose à laquelle je ne m'attendais pas en lisant ce livre c'est tout l'humour qui s'y trouve. J'ai vraiment été étonnée par ce personnage, les blagues et la dérision dont il était capable. Je me suis surprise plusieurs fois à rire en tournant les pages. C'est presque une lecture légère si la situation initiale n'était pas aussi désespérée. Bref, l'humour dans ce livre est vraiment hyper important et je pense que c'est ce qui m'a vraiment permis d'apprécier ma lecture. Car outre l'humour il y a aussi énormément de détails techniques et scientifiques qui m'ont un peu perdue et qui peuvent créer quelques longueurs par moment. 
J'ai été très agréablement surprise par les dernières lignes du livre où l'auteur délivre le message qu'il a voulu nous transmettre tout du long et j'ai refermé le livre en étant étrangement très émue. 


J'ai lu ce livre en sachant que son adaptation ciné sortait bientôt et si jamais vous préférez voir le film plutôt que lire le livre, s'il vous plaît NE REGARDEZ PAS LA BANDE ANNONCE qui donne vraiment beaucoup trop d'informations clés sur toute l'intrigue et qui va vous gâcher tout le plaisir de la découverte. 


En bref :

Un nouveau petit trésor de Bragelonne qui s'ajoute à ma bibliothèque. Une lecture bourrée de détails techniques mais allégée par la multiplication des points de vues et par l'humour de son personnage principal. Un livre que je conseil à tout le monde, amateur de science fiction ou non, je vous garantis un moment de voyage unique en son genre !
Ma note sur Livraddict : 16/20

Bouillon de Culture

Bouillon de culture : aout 2015

09:00

Deuxième édition du bouillon de culture et cette fois-ci j'ai malheureusement peu de choses à vous présenter. Le mois d'aout a été assez chargé avec la fin de mon stage et mes 10 jours de vacances. Je n'ai pas découvert de nouvelles séries et j'ai surtout revu beaucoup de films que je connaissais et aimais déjà. Mais j'ai quand même faut quelques découvertes que j'ai envie de partager avec vous. 


Un mot sur UnReal : 

Le mois dernier je vous parlais de cette série qui parlait des coulisses d'une télé-réalité et qui faisait la part belle aux personnages qui se trouvent derrière la caméra. La saison 1 est désormais terminée. C'était une bonne série d'été, les premiers épisodes m'ont vraiment emballée mais j'ai trouvé que la série tombait très vite dans les mêmes mécanismes. Bref, c'était bien pour une saison, mais je ne vois pas ce que la suite peut offrir, je pense donc que je m'arrêterai là pour cette fois. 



A trois on y va

Film sorti au mois de mars je me souviens avoir eu envie d'aller le voir car l'histoire me paraissait très intéressante. Aussi, j'avais beaucoup envie de revoir l'acteur Felix Moati que j'avais beaucoup aimé dans l'adaptation "Libre et assoupi". 
Bref, le film nous raconte l'histoire de Charlotte et Micha, un jeune couple qui ne sait plus vraiment comment s'aimer. Charlotte trompe Micha avec Mélodie depuis quelques mois. Se sentant délaissé, Micha en vient lui aussi à tromper Charlotte... mais avec Mélodie. Pour la jeune femme, complice du secret et amoureuse des deux à la fois, sa vie ne devient qu'un vertige.
Un film avec un triangle amoureux mais pas seulement, on traite aussi de la notion de poly-amour, chose qu'on voit assez rarement au cinéma. Mais pour le reste je me suis assez ennuyée devant ce film qui comporte énormément de longueurs. Dommage. 


Le petit prince



Film d'animation sorti au cinéma au début du mois, tout en discrétion par rapport aux immenses Minions. "Le petit Prince" est l'adaptation libre du livre d'Antoine de Saint Exupéry. L'histoire d'une petite fille déjà très adulte qui consacre son été à étudié avant de rentrer dans une prestigieuse école et qui se retrouve finalement à passer ses après midi chez son voisin, un ancien aviateur qui a gardé son âme d'enfant et qui lui raconte l'histoire d'un petit prince.
Une partie en image de synthèse et l'autre en stop motion, j'ai vraiment été séduite par la qualité de l'animation, par les très bons doublages et par les libertés prises avec l'histoire originale. Le dernier tier du film risque de déconcerter pas mal de personnes mais ça reste fidèle à l'esprit original du livre. Je suis ressortie complètement émerveillée du cinéma. Des étoiles et quelques larmes d'émotion dans les yeux. 


Unfriended



Dans un tout autre registre cette fois-ci. Film classé dans "horreur" sorti au cinéma en avril. Le principe du film réside dans une sorte d'immense plan séquence fait d'une capture d'écran de l'ordinateur d'une ado en pleine session skype avec son petit copain et des amis quand certaines choses étranges commencent à se produire. 
Je ne suis pas allée le voir au cinéma de manière intentionnelle car je pense que le film prend tout son charme en le regardant avec l'écran de son ordi, ce que j'ai fait. On joue beaucoup sur des codes que nous connaissons tous déjà dans le film d'horreur. Voir la capture d'écran gresiller ou faire des choses anormales nous donnent l'impression que c'est notre propre ordi qui déconne et tout ça permet une bonne immersion dans le film. Pour le reste ça ne fait pas vraiment peur, c'est du vu et revu même si il faut reconnaitre que les acteurs jouent tous très très bien. Une bonne expérience de film donc !


Kingsman, services secrets



Et enfin dernière découverte du mois d'aout. Il s'agit de "Kingsman, services secrets". Un film sorti au début de l'année avec un casting quinze étoiles, du british de partout et de l'humour qui vient tourner en dérision tous les bons films James Bond. Ce pastiche du film d'espionnage m'a beaucoup plu même si quelques scènes sont par moments grotesques j'ai passé un très bon moment. C'est un film qui plaira surement plus à la gente masculine mais j'ai vraiment aimé certaines séquences qui relèvent juste du génie dans la réalisation. Bref, une petite pépite à regarder entre amis. Bon moment garanti !



Voila c'est tout pour ce mois-ci. N'hésitez pas à venir me partager ce que vous avez découvert également, et une bonne rentrée à tous !

Adaptation

Un livre et un film #6 : La délicatesse

17:23

Au début du mois je vous parlais de ma frustration de ne pas avoir fait d'article comparatif entre un livre et son adaptation cinéma. Une frustration qui n'a malheureusement pas été comblée avec "Elle s'appelait Sarah" : une lecture que j'avais beaucoup aimé mais un film que je n'avait pas su regarder jusqu'au bout. Devant cet échec je me suis cherchée une nouvelle lecture avec laquelle je pourrais peut-être retenter l'expérience de l'adaptation. ET nous voici aujourd'hui avec "La Délicatesse", écrit par David Foenkinos et réalisé par ce dernier et son frère. 


De quoi ça parle ?

Nathalie et François vivent le bonheur le plus parfait. Une idylle qui se retrouve bouleversée par le décès brutal de François. Anéantie, il faut des mois à Nathalie pour songer reprendre le travail, et des années pour songer à ravoir une vie sociale. Puis, sans prévenir et sans vraiment y penser, elle embrasse Markus, un collègue discret qui a plutôt tendance à passer inaperçu.





Quand j'ai lu le livre :

Rares sont les livres où j'ai envie d'avoir un surligneur à côté de moi pour souligner toutes les jolies phrases qui le peuplent. Comme "La délicatesse" a été ma lecture sur la route du retour des vacances je ne pouvais donc pas mutiler mon livre de la sorte mais l'envie était pourtant bien là. Parce qu'il faut le dire, ce livre est une petite pépite d'écriture. Jamais un livre n'a eu un titre si approprié. J'ai vraiment été séduite par les tournures de phrases et la poésie ambiante de cette lecture, toute en douceur et en nuances, mais aussi en humour ! En effet, l'auteur s'amuse avec son lecteur en glissant  à droite et à gauche quelques apartés et des sortes de "mini chapitres" qui viennent aérer encore plus le texte.
Mon seul petit regret et de ne pas assez donner le point de vue du narrateur à son personnage principale, Nathalie, qui finalement existe majoritaire à travers les yeux de ceux qui la regardent. 

"Il y a des gens formidables qu'on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon moment."

Quand j'ai vu le film : 

Des écrivains qui adaptent leur propre livre, une idée séduisante qui peut mettre en confiance. Ben oui, qui peut adapter un livre sinon l'auteur lui-même ? Pourtant il y a quelques années j'avais été très échaudée avec l'adaptation de "La Mécanique du Coeur" qui est un de mes livres préférés et que j'avais trouvé massacré par la transposition cinématographique de son auteur : Mathias Malzieu. 
Heureusement je n'ai pas le même attachement pour "La délicatesse" que pour "La Mécanique du Coeur", je me suis donc lancée en toute confiance dans ce livre au casting cinq étoiles.

Audrey Tautou campe une Nathalie touchante et juste, un jeu parfait pour une actrice que j'aime énormément. François Damiens, quant à lui, vient insuffler un petit vent de folie dans le personnage de Markus. Un rôle qui lui va bien mais l'acteur m'a semblé un petit peu sous exploité par rapport à ce qu'il est capable de faire. Autour de ce duo on retrouve Audrey Fleurot, Pio Marmai, Mélanie Bernier et Joséphine de Meaux, des acteurs français très doués et malheureusement trop peu présents de nos écrans actuellement. Les images sont portées par une sublime bande originale signée par Emilie Simon, une artiste que j'aime énormément également.
Le film est très fidèle au livre, les images et la bande-son sont belles et juste, là encore tout est subtil mais malheureusement ça ne vient pas égaler la véritable délicatesse du bouquin. Du coup j'ai pu trouver le film un peu longuet par moment, avec une mise en scène vraiment très classique. C'est un bon film, mais peut-être pas inoubliable, comparé au livre qui m'a vraiment touchée. 




En bref :

Après quelques recherches j'ai vu que livre et film sont sortis quasiment simultanément. J'ai préféré le livre parce que la force de l'écriture est quelque chose qu'on n'arrive malheureusement pas toujours à retranscrire à l'écran. Même si le film est très fidèle au matériau d'origine, le livre a ma préférence parce que l'écriture était vraiment belle. J'ai hâte de découvrir un autre livre de cet auteur désormais !